GSL VOILE

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STAGE SECURITE SURVIE

 Récit de l'aventure

  Du lundi 05 au samedi 10 octobre 2009
  Base du port de Pointe Rouge sur DUFOUR 44

 

 6 Chefs de bord du GSL constituaient l'un des équipages des 6 bateaux pour 35 stagiaires de ce stage organisé par la MACIF.

  Avec les trois Pierre(s) B.-B.-M., Didier D., Éric J. et J-Pierre M., nous avons vécu à bord du voilier DUFOUR 44 nommé « MACIF 5 » flambant neuf de l'école de voile de la MACIF.

 Voici de manière non exhaustive les expériences et les apprentissages que nous avons partagés :

 Feux de détresse : C'est beau, mais c'est chaud !!

 Nous avons à tour de rôle déclenché un feu à main tenu à bout de bras, et une fusée parachute dont le recul et la vélocité surprennent à la mise à feu.  Nous en retenons que l'utilisation des feux est dangereuse et nécessite la protection des yeux et des mains. Elle ne peut pas être confiée à un équipier néophyte (risque de brûlures, feu à bord, aveuglement,….).

 Le remorquage : encore une histoire de nœud…., et de touline !!

 Principe du remorquage en arbalète, où le remorqueur tire le remorqué dans son sillage.

 Séquence en mer de remorquage par la vedette SNSM et entre voiliers. Il faut ici savoir que « gueule de raie » n'est pas une insulte entre marins mais un nœud particulier permettant de fixer un bout à deux taquets et offrir un point d'accrochage bien équilibré et facile à réaliser

La « touline » est un bout fin qui permet de passer le gros cordage de remorque utilisé par la vedette SNSM. Nous avons également pu voir le remorquage à couple d'un voilier avec la vedette SNSM.

 

 Le Radeau de survie : Qui n'a pas rêvé de tirer sur le bout qui gonfle un radeau de survie ?

 Cela faisait des années que je tournais autour de ce radeau de survie en me questionnant sur son utilité et sa mise en œuvre.

 C'est une vraie pochette surprise, pleine de tas de choses pour se nourrir, se protéger, se soigner, alerter et même se distraire ….

 Avec les copains, on a testé pour vous. Les manœuvres de retournement du radeau sont des moments sportifs par temps calme, on imagine par gros temps !.

 Personnellement j'ai retenu l'enseignement que tout devient important, voire vital, en situation de détresse et le radeau de survie répond aux premiers besoins (mais il ne faut pas oublié qu'un bateau, même à moitié immergé, est plus sûr qu'un radeau de survie).

 Par contre, si on me proposait une croisière sur un radeau de survie, même gratuite, je refuse !… (on est mouillé, c'est pas stable, ça se retourne et la bouffe est dégueu…).

 A l'avenir, je vérifierai avec encore plus d'attention que le radeau à bord est facilement accessible, en bon état, adapté à l'équipage et révisé récemment.

   

 Homme à la mer : Là il ne faut pas confondre vitesse et précipitation !

 C'est une manœuvre à laquelle il faut s'entraîner car elle comporte certains automatismes qui donneront bien confiance lors de la manœuvre ( contact visuel, envoi de flotteur et feu de retournement, noter les coordonnées du point de chute, alerter et se préparer à la récupération de l'équipier qui doit déjà trouver le temps long).

 Nos mises en situation ont montré qu'il faut bien réfléchir avant d'agir, en se mettant à la cape par exemple. Toutes les situations sont différentes et attendent des réponses adaptées. L'exercice en lui-même doit être mené avec sérieux en cas de  vent fort ou de mer formée pour éviter de brutaliser ou noyer ce pauvre homme à la mer.

 L'exercice a également montré que la nuit, sans lumière franche émise par l'homme à la mer, c'est quasi mission impossible mais nous l'avons fait (dur journée avec retour au port à 2 heures du matin)

 Rencontres avec les Marins-Pompiers, la SNSM, le CROSS : Vive les gars de la Marine !

 On les a rencontré. Ils nous ont expliqué leurs missions mais aussi leurs difficultés à exercer efficacement leur métier. On a beaucoup appris sur les bonnes attitudes à prendre lors de contacts VHF et d'évacuation, par exemple comment faciliter un hélitreuillage sur un voilier.

 Nous avons vécu cela en spectateur avec un hélico à 20 mètres au-dessus des radeaux où nous étions malmenés, assistant au sauvetage simulé par le spécialiste descendant vers nous au bout de son câble. Nous avons également vécu des exercices incendie, car cela représente le plus grand danger à bord d'un voilier (si les 15 secondes d'extincteurs ne suffisent pas, il reste 3 minutes pour évacuer … et sans risquer de brûler le radeau  !)...

    

 Et aussi de nombreux rappels et perfectionnements : Colmater une voie d'eau, envoyer un équipier en haut du mât, réamorcer le gasoil moteur, réaliser un gouvernail de fortune, empannage en sécurité, médicalisation à distance par VHF, etc…

 La vie des stagiaires :

 Ce stage est dense, avec 50% du temps en salle ou en visite avec les acteurs marins–pompiers, SNSM, CROSS, médecin-urgentiste, et 50% en mer sur notre voilier, parfois avec la vedette SNSM, mais toujours avec EROUANE notre très vénéré Chef de bord ; peu bavard mais très doué pour les manœuvres de port. Le seul point noir notable pour la semaine relève peut être des sanitaires un peu spartiates et il faut se faire ses appro. et repas (mais les vrais marins supportent tout...). La météo a été clémente pour la saison et nous avons passé un excellent stage que nous recommandons vivement.

 

 Bilan :

  Ce stage a la particularité de placer le skipper en situation réelle afin de lui permettre d'appréhender  les manœuvres et actions qui sont indispensables pour gérer et résoudre toute difficulté qui peut survenir en navigation. Il sensibilise également fortement sur les règles et consignes de sécurité qu'il faut appliquer à bord.


 Récit de Jean Pierre

 Photos de Florence et d'Eric

 Montage et mise en ligne de Pierre


    "A CONSEILLER A TOUS SKIPPERS ET EQUIPIERS CONFIRMES"





03/11/2009
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